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Affaire Hama Amadou: Levée du mandat d’arrêt international

  • Par biacorp
  • Le Sam 17 Avr 2010
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Écrit par Ali Soumana (Le Courrier N° 100 DU 15 AVRIL 2010)

Hama Amadou, on le sait, est rentré dans son pays à la faveur du coup d’Etat qui a balayé le régime de Tandja devenu impopulaire et vomi de tous. Quelques jours seulement après son retour, il s’est spontanément et de son propre gré, présenté en homme respectueux des lois et règlements de son pays, devant le juge en charge de la procédure. Ce dernier a procédé à l’interrogatoire de Hama Amadou, qui s’est largement expliqué sur ce dont on l’accuse à tort. L’objectif, contrairement à ce qui est distillé à dessein, est simplement pour que la procédure se déroule le plus normalement possible. Rappelons surtout que le mandat d’arrêt international a été déclaré suspendu par le gouvernement nigérien dans le cadre des négociations inter nigériennes sous l’égide du Médiateur SEM AbduSalami Abubakar. Cette suspension a été formalisée par le doyen des juges d’instruction par une main levée des mandats Mais aux dernières nouvelles nous aurions appris que le Procureur avait fait appel sur instruction on ne sait de qui.

S’il y a un homme politique nigérien qui a subi un ignoble acharnement sous le régime Tandja, c’est bien Hama Ama- dou. En juin 2008, il a été arrêté, puis incarcéré durant dix mois, pour détournement présumé de 100 millions de francs CFA dans une affaire d’aide publique à la presse. Sa prison fut un véritable enfer. Tout était prévu pour lui rendre la vie impossible. Tout ce qui peut ressembler à « une simple commodité » pour un prisonnier de son rang lui avait été retiré : , la télévision, la table à manger, et même le réfrigérateur où sont gardés ses produits pharmaceutiques . Ses conditions de détention étaient tellement exécrables que sa santé a été gravement affectée. Ce qui a conduit à son transfèrement à l’Hôpital National de Niamey avant qu’il ne se voit enlevé et emporté par des éléments des FNIS, dans une ambulance alors qu’il était inconscient.

 
Sorti de cette sordide prison après 10 mois de détention, il part se soigner à l’étranger mais ce qu’il ignorait c’est que son ami de 34 ans n’avait pas lâché prise. L’étau va se resserrer de plus en plus autour de lui. Plus tard, par la bouche du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mohamed Ben Omar, un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui, l’accusant notamment de « détenir 15 000 actions dans la banque ouest africaine Ecobank ».De toute évidence, le président Mamadou Tandja chercherait seulement à le jeter en prison. L’un des objectifs de ce mandat, est de l’arrêter et le jeter en prison quel que soit le motif. Ainsi, on l’accuse d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, portant sur 150 milliards de francs CFA. Ce fut donc la deuxième inculpation contre Hama Amadou en moins d’un an. Tout ceci n’était destiné qu’à le liquider politiquement.

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