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CHANTAGE CONTRE CERTAINES PERSONNALITÉS DU RÉGIME TANDJA MAMADOU PAR DES JOURNALISTES : “ UN DE MES JOURNALISTES A UN SALE DOSSIER SUR VOUS, IL FAUT Q

  • Par biacorp
  • Le Dim 02 Mai 2010
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Écrit par Luc (Aïr-Info N°109 du 15 au 30 AVRIL 2010)

Ce message envoyé par le responsable d’un journal de la place à un ministre du régime déchu de Tandja dévoile l’ampleur de la déliquescence du métier de journalisme. A son corps défendant, le noble métier de journalisme est en train de se muer en une horrible industrie de chantage et de règlement de comptes ! Pour en savoir plus, Aïr Info a mené sa petite enquête. Outre cette personnalité, d’autres anciens dignitaires de ce régime auraient subi ou continuent de subir pareils chantages sans oser réagir ! Mais pour l’ex- ministre en question, il aurait tout simplement répondu au maîtrechanteur de publier ce qu’il veut ou il veut et quand il veut ! D’après nos investigations, deux options sont à la mode actuellement et cela surtout après le coup d’Etat du 18 février 2010. Le règlement de comptes et le chantage ! Dans le cadre d’un règlement de comptes, il suffit de fabriquer un tissu de contrevérités ne reposant sur aucun début de preuves que l’on fait publier avec des photos souvent mensongères. L’unique dessein serait de salir l’image de la personne visée et « empoisonner » l’opinion au cas où la personnalité jouirait d’une quelconque estime. Tous les écrits qui suivrontles uns plus décousus que les autres - auraient pour finalité d’attirer les foudres de la junte au pouvoir sur la personnalité en question ! Dans ce cas, le bailleur de fonds se trouverait dans le cercle des opérateurs économiques que la personnalité aurait beaucoup dérangé quant elle était aux affaires si elle ne serait pas un prétendant déçu au poste que la personnalité a occupé.

La victime aura seulement la désagréable surprise de lire les articles quand les journaux seront dans les kiosques. Tout droit de réponse lui sera refusé et au cas où la victime insisterait l’article passera inaperçu sous forme de contribution. Pour le cas du chantage, on prépare la « bombe », et on la présente à la personnalité avant parution.

 
Par exemple, un journaliste n’a trouvé mieux que de photographier des vieux camions, issus du patrimoine familial d’un ancien ministre de Tandja, et menacer l’intéressé de les publier comme preuves de son enrichissement illicite ; un autre a photographié quant à lui la face d’une maison et dit au gardien d’informer le propriétaire qu’untel a passé et de le contacter au besoin. D’autres envoient des messages par personnes interposées aux anciens dignitaires qu’ils veulent arnaquer en leur demandant un rendez-vous avant que la « bombe » n’explose ! Pourquoi ce rendez-vous? C’est très simple : monnayer et les photos et l’article ! Qui aurait pensé que depuis l’avènement du 18 février 2010 ces hommes et femmes politiques de notre pays, des honorables pères de familles sur qui ne pèse aucune preuve de détournement pour la plupart vivaient en silence un drame sans pareil. Comment comprendre que ces gens qu’aucun acte de justice n’a incriminé à ce jour se laissent racketter par des confrères sans foi ni loi ?
 
Comment accepter cela de ceux-là qui sont appelés à informer l’opinion en mettant dans la balance leur dignité de relais d’informateur et de bouclier de démocratie ? Ces confrères avant de publier certains articles auraient pu se donner la peine de chercher les traditionnelles déclarations de biens de nos gouvernants et les juger avec ! C’est peut-être le lieu de demander à tous les dignitaires du régime déchu de faire leur déclaration des biens après le coup d’Etat ! Et pendant qu’on y est, faire désormais obligation à l’équipe de transition née du CSRD d’en faire autant. Ces brebis galeuses qui essaiment la corporation des journalistes privés salissent le nom de ces confrères qui font bien leur boulot. Le président du tout nouveau ONC Abdourahamane Ousmane et son staff doivent rapidement arrêter cette terrible « hémorragie » qui risque de vider la profession journalistique de toute sa substance.

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