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Dossier Spécial sur l'empire de Foukori: Rebondissement dans l'affaire de la Nigelec : Un autre scandale de 40.000.000.000 F CFA

  • Par biacorp
  • Le Mer 07 Avr 2010
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Écrit par Hama Ibrahim (Le FLIC N° 182 du mardi 30 Mars 2010)
Deux semaines après le début des audits internes et des inspections d'Etat menés tous azimuts à la Nigelec pour clarifier l'état de sa trésorerie, le voile commence à se lever sur ce que les nigériens appréhendaient déjà : la gestion de Foukori Ibrahim fut un immense gâchis. D'abord, elle s'était faite au mépris des règles de la comptabilité publique (contournement de procédures de passation de marchés, commandes factices, surfacturations, marchés non enregistrés auprès des services des impôts etc…). Ensuite celle-ci avait un unique objectif : enrichir Foukori et les siens. Mais cette fois-ci, il semble que la responsabilité personnelle de l'ex-Président de la République, Tandja Mamadou est engagée. Parce qu'il s'agit du volet "Electrification rurale" de son fameux programme spécial dans lequel près de 40 milliards y sont injectés. Enquête.
L'affaire dite "Affaire NIGELEC" dont nous vous avions déjà donné les grandes articulations dans nos précédentes livraisons, constitue assurément, l'un des scandales politico-financiers les plus graves qu'aient commis ceux qui marchent sur des principes moraux et éthiques pour se taper de gros sous. Mieux, elle continue de connaître de nouvelles révélations. En effet, après les premiers articles publiés par le FLIC les semaines précédentes les choses commencent à s'accélérer.
 
C'est ainsi que nous avions appris qu'un autre scandale de près de 40 milliards vient d'être découvert par les auditeurs commis au chevet de la NIGELEC. Il s'agit de l'argent qui a été injecté dans le financement du volet "électrification rurale" du programme spécial de l'ex-Président de la République Mamadou Tandja. Là aussi, les stratégies utilisées par Foukori et les siens pour pomper cette somme fa-ramineuse en toute tranquillité sont aussi machiavéliques que multiples. Parmi lesquel les les contournements de procédures de passation de marchés, les commandes factices, les surfacturations et les non enregistrements des marchés auprès des services fiscaux, etc. Généralement la procédure d'une passation de marché procède d'un certain nombre de règles très claires : La publication par affichage public et par le biais des médias du dossier d'Avis d'Appel d'offres.
 
Un comité composé de techniciens réceptionne les différentes offres des soumissionnaires lesquelles sont constituées par les propositions de prix et les factures proforma. Par contre, dans le système mafieux de Foukori Ibrahim, toute cette procédure est viciée. Parce qu'il décide à l'avance à qui il va octroyer telle ou telle commande. A titre illustratif, on cite le cas de la société dénommée CGTSA, ESPACE-MEUBLES appartenant à son fils, Saley, laquelle a bénéficié pour un seul marché, de plus de 1000 poteaux électriques en bois. Poteaux qui seront également surfacturés entre 200.000 à 250.000 F CFA l'unité alors que le prix réel sur le marché du Nigeria ne dépassait guère les 60.000 FCFA. De plus, cette même société a fourni des groupes électrogènes qui, à leur tour, seront sur facturés à 25 millions l'unité alors que le même matériel est vendu à la maison Manutention Africaine à Niamey à 9 millions, l'unité. Par ailleurs, de sources sûres nous ont appris qu'il y a eu des marchés dont les montants ont été payés aux fournisseurs mais la NIGELEC n'a jamais réceptionné le matériel commandé.
 
Ce fut la stratégie dite des commandes factices. Ainsi il y aura des sommes énormes qui seront pompées des caisses de la NIGELEC par Foukori et ses complices sur la base de fausses commandes. Mais l'inadmissible dans cette affaire est que lesdites stratégies eurent pour effet de contourner le fisc nigérien à cause de non enregistrement des marchés auprès des services fiscaux. Ce qui créa à l'Etat nigérien un manque à gagner de plusieurs milliards de francs représentant les impôts. L'exportation des capitaux Aujourd'hui, d'aucuns se demandent si la NIGELEC n'aurait pas servi de couverture à certains hauts responsables politiques qui l'utiliseraient allègrement pour le blanchiment de quelque argent sale : celui des détournements de deniers publics. A ce sujet, des sources aux parfums des choses ont révélé que Foukori Ibrahim avait pris l'habitude de quitter Niamey pour des pays étrangers, emportant avec lui des mallettes bourrées de milliards de CFA. (Affaire à suivre).

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