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Editorial: Les maladresses de Hama Amadou...

  • Par biacorp
  • Le Jeu 22 Avr 2010
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Écrit par Hama Ibrahim (Le FLIC N° 185 du mardi 20 Avril 2010)

Face à ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire des «attaques au vitriol», une fronde éhontée contre des responsables de la transition dont entre autres le Ministre de l’Intérieur, Cissé Ousmane et autres cadres méritants, est menée par quelques partisans zélés de Hama Amadou en ce moment dans la ville de Niamey. Et pourtant, les choses sont très simples. Hama Amadou, cet ancien Premier ministre, à l’esprit absolutiste, tonitruant et intrigant est DERANGEANT à plus d’un titre. Pas parce qu’il convainc mais qu’il désoblige. Sous la 5èmeRépublique déjà; l’intolérance, l’arrogance et le mépris dont il fit, montre à l’égard de tout le monde mais aussi et surtout les coups fourrés politiques dont il était passé maître avaient fini par excéder le Président de la République Tandja Mamadou qui finit par s’en débarrasser. Même en dehors de la sphère gouvernementale, l’homme continua à tirer les ficelles de la politique nigérienne dans l’ombre. C’est ainsi que 72 heures après son éviction de la Primature par une motion de censure, celui-ci dépêcha nuitamment un émissaire auprès de Mahamadou Issoufou pour tenter de le convaincre de créer une nouvelle alliance entre le MNSD et le PNDS, laquelle expulserait de facto le CDSRahama et mettrait le Président Tandja Mamadou dans une posture délicate. En fins politiciens, Mahamadou Issoufou et ses compagnons lui opposèrent un NIET sans équivoque. Précisément ils répondirent ceci : «Nous ne voyons pas la nécessité de créer cette nouvelle majorité qui n’aurait que le seul mérite de vous remettre en selle…»...

En effet, ces derniers ne croyaient pas si bien dire. Moins d’un an seulement après son limogeage de la Primature, Hama Amadou fut poursuivi pour un détournement d’un fonds d’aide à la Presse et écroué à la prison de haute sécurité de Koutoukalé. Ce fut le début d’un parcours du galérien. Libéré pour raison de santé, mais recherché et exilé en Europe, il n’eût son salut qu’à la faveur du coup d’Etat du 18 février 2010. Pourtant, sitôt rentré au pays, l’enfant terrible de Youri dont ses laudateurs zélés tentent de nous rassurer qu’il avait fait son mea-culpa et changé en tout, veut refaire le monde. Pour commencer, il tente d’amadouer le CSRD qui va se montrer hermétique à toutes les sollicitations et interventions venant des horizons divers qui désirent voir ce dernier entrer dans les grâces de la junte au pouvoir.
 
A défaut d’arriver à leurs fins les partisans de Hama Amadou se répandent dans plusieurs milieux de la capitale, distillant maladroitement des informations erronées sur des personnalités méritantes de la transition. Ces insinuations sont si pernicieuses que l’on se demande si Hama Amadou n’a pas perdu le sens de la mesure et de la retenue. D’abord, le régime de la transition est différent des 5ème et 6ème Républiques où des individus de tout acabit (le président Tandja, l’opposition, les syndicats; les associations de défense des droits de l’homme etc...) s’étaient livrés à une guéguerre malheureuse qui poussa les forces de sécurité et de défense à fomenter le coup d’Etat du 18 février 2010. De plus, l’ex-PM doit garder à l’esprit que la relative paix dont il bénéficie depuis son retour, pourrait basculer à tout instant. Adieu les You-You des Amazones, les cortèges majestueux des animateurs du GRGN 21 les chants partisans à sa gloire frédonnés par hadja HAMSOU GARBA mais aussi les fêtes scintillantes et tapageuses organisées à grands frais dans le célébrissime château de Youri. A bon entendeur, salut !

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