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Laurent Gbagbo écarte l'idée d'une guerre dans le pays

  • Par biacorp
  • Le Ven 10 Déc 2010
  • Commentaires (1)

Ecrit par Biacorp

Condamné quasi-unanimement par la communauté internationale, Laurent Gbagbo, l'un des deux présidents proclamés du pays, appelle à la "discussion" tout en assurant qu'il "n'y aura pas de guerre en Côte d'Ivoire".AFP - De plus en plus isolé au plan international, Laurent Gbagbo, l'un des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire, a fait une ouverture en appelant à la "discussion", mais l'heure n'est pas au compromis pour son rival Alassane Ouattara qui cherche l'allégeance de l'armée.              Face à une communauté internationale quasi-unanime pour condamner son maintien au pouvoir après la présidentielle du 28 novembre et reconnaître son adversaire comme chef de l'Etat légitime, M. Gbagbo s'efforce de trouver une issue.

Recevant jeudi au palais présidentiel des représentants de la communauté atchan (région d'Abidjan), il a exhorté au dialogue. "Asseyons-nous et discutons", a-t-il dit, selon ses propos cités vendredi par le quotidien d'Etat Fraternité-Matin et d'autres journaux.              "Il n'y aura pas de guerre en Côte d'Ivoire", a-t-il assuré.              La tension actuelle fait pourtant craindre une confrontation armée dans ce pays, théâtre d'une quasi-guerre civile après le coup d'Etat manqué de septembre 2002, qui l'a coupé en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).              Par crainte de violences, quelque 2.000 Ivoiriens ont d'ailleurs déjà fui depuis le lendemain du scrutin, a annoncé vendredi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).              En majorité des femmes et des enfants, ces réfugiés originaires de villages de l'ouest ivoirien ont rejoint essentiellement le nord-ouest du Liberia, mais aussi la Guinée.              A la fois fort du très large soutien international et pour l'heure sans levier apparent pour exercer effectivement le pouvoir, le camp Ouattara ne paraît pas prêt à négocier avec le sortant, et vise le contrôle de l'appareil d'Etat.              Il y a urgence: le nouveau gouvernement Gbagbo prend peu à peu fonction, investissant les ministères pour des passations de charges presque ordinaires, renforçant le sentiment de normalité notamment à Abidjan, où les habitants ont repris le chemin du travail.              Pendant ce temps, le gouvernement de M. Ouattara, dirigé par le Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro, se réunit dans un grand hôtel d'Abidjan qui tient lieu de palais présidentiel, sous la garde des Casques bleus et d'éléments FN.              Jeudi soir, le gouvernement Soro a passé un cap en exhortant l'armée à reconnaître l'ex-opposant comme son "chef suprême" et à "assurer sa mission républicaine" auprès de lui.              Il a aussi demandé aux fonctionnaires de le rejoindre et d'"arrêter immédiatement toute collaboration" avec les hommes de Laurent Gbagbo, en pleine lutte autour des finances publiques.              La communauté internationale continue d'exercer une très forte pression sur Laurent Gbagbo pour qu'il quitte la place après dix ans de pouvoir.              Coup sur coup jeudi, l'Union africaine a suspendu la Côte d'Ivoire de son organisation "jusqu'à l'exercice effectif du pouvoir par le président démocratiquement élu Alassane Ouattara" et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions contre M. Gbagbo "s'il fait le mauvais choix".              Dans la nuit de mercredi à jeudi, après la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé dans une déclaration son soutien à M. Ouattara, se disant "prêt à imposer des mesures ciblées" contre ceux qui "essaient de menacer le processus de paix".              Ce dernier a été donné vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1% des suffrages mais le Conseil constitutionnel, acquis à M. Gbagbo, a invalidé ces résultats et a proclamé le sortant président avec 51,45%.

Commentaires (1)

Maman Sani
  • 1. Maman Sani | Lun 13 Déc 2010

Je trouve que le gouvernement du président élu par l soufrage universel a bien fait de ne pas discuter sur ce point car le président gbagbo ne mérite aucune allégeance du peuple ivoirien.
Ils doivent écarter le gbagbo du gouvernement de la C.I afin d'éviter un désastre.
Le VRAI Président, ALASSANE Ouattara, a bien fait de nommer Chef de FN Guillaume Soro comme P.M. Au moins là, il aura beaucoup plus d'influence...

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