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LE NOUVEAU SITE OFFICIEL DE L'ENAM DU NIGER

  • Par biacorp
  • Le Jeu 09 Déc 2010
  • Commentaires (2)

Ecrit par Barmou Ibro Ayouba

  Mot du Directeur Général

L’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) poursuit une mission de service public. Elle est dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’ENAM a pour missions :


-La formation professionnelle initiale et continue des personnels de l’Etat, des agents des collectivités publiques et des secteurs parapublic et privé ; 

- La spécialisation des personnels de l’Etat, des agents des collectivités publiques et du secteur parapublique;

- La recherche en sciences administratives, économiques et en gestion notamment pour améliorer le fonctionnement de l’administration et les méthodes de formation.

En fonction des besoins, il peut être crée, sous le contrôle et la responsabilité de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), des centres spécialisés chargés d’assurer la formation initiale et continue de certaines catégories de personnels et agents précités et de la recherche.

Pour former des cadres compétents, compétitifs, intègres et directement opérationnels, aptes à relever le défi de la mondialisation, notre mission de formateur nous commande de rompre d’avec des pratiques d’un autre âge : sans chercher à nous enfermer dans un élitisme pourtant nécessaire, nous avons ainsi fait le choix de nous inscrire dans la logique de l’excellence, car le 21e siècle, par la fluidité des transferts de connaissances et de compétences, est forcément le siècle de l’excellence.

Mais, l’excellence du 21e siècle ne peut être compatible avec le développement « isolé ».

La recherche de l’excellence impose donc l’ouverture féconde à l’extérieur, avec des moyens appropriés et de la vision, avec des ambitions et des convictions. Elle impose une culture de la rigueur et du mérite dans les processus de formation. Elle exige des comportements nouveaux et surtout, une volonté de rompre d’avec des habitudes décriées par tout le monde mais que personne ne veut combattre.

C’est cette option résolue pour l’excellence, cette ferme volonté d’ouverture que l’ENAM a décidé de mettre en place un site Web.

Les objectifs visés à travers cette initiative sont :

- rendre l’ENAM plus visible sur le plan national et international ; mettre le maximum d’informations à la disposition des utilisateurs ; 
- recueillir des informations auprès de sa clientèle ; 
- renforcer un partenariat dynamique avec ses partenaires.

Je vous souhaite la bienvenue sur le site Web de l’ENAM.


Le Directeur Général de l’ ENAM


NIANDOU DAOUDA

Commentaires (2)

Christian MERLE
  • 1. Christian MERLE | Sam 22 Jan 2011

"....Peu importait, nous partîmes comme des voleurs vers le sud africain que j'imaginais
plus varié, plus disparate. Je me remémorais Parron parlant du Niger indépendant. Il
avait soigné Diori, du Parti Progressiste. La pacification avait abouti. Le Niger en avait
fini avec les militaires français, installés là depuis près de soixante ans. Hamman
Diori avait dit à Parron, sur le ton de la confidence : « Je suis guéri de l'Europe et de
ses plaies. Comme mon pays, je vénère la savane orange, la pureté blanche, la
végétation verte de la vallée du Fleuve et le rond orangé du soleil. Souvenez-vous de
ça. Docteur, nous sommes un peuple fidèle à notre drapeau ! »
Parron avait souri au Président tout en lui retirant le pansement qui couvrait son
orteil droit guéri d'un affreux panaris. Et Parron riait encore devant son whisky, ses
petits yeux de myope tournés vers moi, il ne boudait pas son plaisir de me dévoiler
ainsi l'intimité du Président nigérien.
C'est ainsi, vraiment ainsi que tout a commencé. Mon opérateur qui, il y a
peu, préparait les analyses destinées à mes recherches, et qui se prénommait Stuart,
conduisait la jeep à une vitesse raisonnable. Cela valait mieux car la route semblait
longue et difficile. Notre progression ressemblait à des sauts de puce, d'un bivouac à
l'autre. Notre véhicule chauffait vite, nous devions nous arrêter fréquemment si bien
que le Hoggar nous apparut bientôt comme un univers sans limite alors que
quelques touaregs prêts à commercer nous accostaient, avides de nous vendre
quelque chamelle ou un peu d'essence. Stuart, que je surnommais Stu, portait au
dessous d'une mèche rebelle une rigueur toute britannique et s'exprimait dans un
français impeccable.
-Il est clair que le soleil décline, l'heure du thé approche. Sir ! »
-Allons-y pour la séance traditionnelle, mon cher Stu ! »
Stuart Jordan portait une chemise brune sur des épaules de rugbyman et, sur son
short couleur sable, on distinguait l'insigne d'un club de Manchester cousu sur la
jambe gauche. Ce blason désignait sa ville natale, cité ouvrière qu'il avait quittée afin de poursuivre ses études dans un lycée parisien. En effet, grâce à une bourse versée
avec alacrité par l'Académie qui méprisait les autodidactes, il avait suivi assidûment
ses études, pistonné par un oncle ancien mineur, auteur d'une biographie qui
remporta en son temps un franc succès. L'acharnement du jeune Jordan, sa patience
de fourmi lui permirent d'obtenir à Paris un diplôme universitaire.
Et ce faux anglais un peu pédant versait maintenant le thé avec audace, fier de
respecter un protocole séculaire.
-Il nous reste, d'après la carte, quelques deux cents cinquante kilomètres pour
atteindre In Azaoura. » me dit mon jeune chauffeur avec un ton détaché. Ce à quoi
je répliquais, un peu au hasard, du reste : «C'est l'affaire d'une journée, n'est-ce
pas ? »
-Oui, Sir, une journée si le vent ne se lève pas... Car il souffle régulièrement dans
cette région de l'Aïr ! »...
Par Christian MERLE dans "Une araignée sur le plancher" Ed Le Manuscrit

Ksim Ibro
  • 2. Ksim Ibro (site web) | Mar 25 Jan 2011

Waou!
Quelle merveille!
C'est une belle oeuvre et ces phrases me disent et me rappellent maintes choses. En tout cas j'apprécie bcp...

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