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SCANDALE A L’ETAT MAJOR DE L’ARMEE DE L’AIR : Du ravitailleur aérien à la ... citerne !

  • Par biacorp
  • Le Ven 22 Juil 2011
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Écrit par Adnan Mamadou Coulibaly

 

  Tenez chers lecteurs, l’affaire que nous nous proposons de vous révéler dans ces colonnes risquera de vous couper le souffle, car pour une fois ladite affaire se déroule en ... altitude avec l’Armée de l’Air. Décidément, la Transition du CSRD n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets en matière de gabegie mais surtout de gangstérisme d’Etat de la part de certains acteurs de la Transition qui ont, manifestement, abusé de la confiance du héro du 18 février 2010 qui les avait cooptés pour venir l’aider à restaurer la démocratie.

Nous sommes en présence d’un cas type de vol, il n’y a pas d’autres termes pour mieux qualifier ce cas, qui nous renseigne, mieux nous édifie sur les origines mafieuses de toutes ces fortunes flamboyantes, ostentatoires avec ces luxueuses grosses cylindrée dignes des films hollywoodiens, ces villas cossues à Koubia ou à Koira Kano sur deux niveaux qui n’ont rien à envier à des hôtels cinq étoiles, sans compter le train de vie insolent avec des voyages princiers dans les plus grandes destinations planétaires. A titre illustratif, sachez que, par exemple, le Consulat de France, depuis quelques temps, n’arrive plus à délivrer de visas aux communs des Nigériens, car embouteillé par les enfants de ces nouveaux riches qui partent en vacance en France munis de relevés bancaires mirobolants pendant que vos enfants (les pauvres) vont au village ou simplement dans un autre quartier de Niamey ! Mais revenons à nos moutons, pardon nos ravitailleurs aériens pour vous dire de quoi il s’agit dans ce dossier sulfureux qui touche même la grande muette en l’air. En effet, l’Armée de l’Air avait exprimé le vœu d’acquérir deux ravitailleurs pour ses unités aériennes.

Rien d’anormal à priori, diriez-vous. La commande en avait été lancée avec l’accord du gouvernement de Mahamadou Danda. Par entente directe donc, une société de la place dénommée Société d’Equipements Internationaux (SEI) avait été retenue.

SEI avait alors demandé une facture pro forma à une société équipementière basée en France appelée APC. Jusque-là rien d’anormal. APC répondit en envoyant ladite facture pro forma à SEI. Pour les deux ravitailleurs, rendus à Niamey, APC avait facturé 419.000 Euros, soit 274.864.000F CFA, soit un prix unitaire de 137.432.000 F CFA. En réalité, toute la supercherie commence ici, car il ne s’agissait pas en vérité de ravitailleurs aériens au sens propre du terme, mais simplement de banales citernes pour ravitailler en kérosène la flottille de l’Armée de l’Air comme on peut le voir sur le tarmac de n’importe quel du terme avitailleur ou ravitailleur aérien a été faite sciemment dans le but d’impressionner le profane qui y voit directement un avion ravitailleur et aussi pour gonfler la facture définitive de SEI qui s’élevait à 1.360.000 Euros, soit en francs CFA à 892.101520 F, soit encore une surfacturation de 245% au regard de la facture pro forma de APC !!!

On sait que SEI, pour l’exécution du marché, avait exigé et obtenu 30%, ce qui correspond en réalité au prix réel des deux citernes ravitailleurs tel que stipulé dans la facture pro forma de APC ! Pour les 70% restants, ils constituent la cerise sur le gâteau : rien que du bénef à se partager entre compères dans le vase clos du monde pourri où chacun tient chacun et où tous les voleurs de la république sont gris la nuit, comme pour dire qu’il n’y a pas que les chats qui soient gris la nuit !

Au demeurant, tous calculs faits, nos renseignements nous ont permis de découvrir que ces banals camions- citernes ne dépassent guère 56 millions de francs CFA, l’unité, au port de Cotonou. Chers lecteurs, devant l’énormité de ce scandale, vous pouvez vous faire votre petite idée sur la profondeur abyssale des chantiers d’assainissement qui attendent le Président Issoufou Mahamadou dans sa volonté de redresser le Niger pour en faire une référence en matière de bonne gouvernance. Cela dit, en attendant, au titre des premières mesures à prendre, il faut nécessairement sévir contre SEI en l’empêchant dorénavant de postuler à tous marchés publics. D’ailleurs la mesure peut s’étendre à toute société qui se sera rendue complice de mauvaise foi dans l’exécution d’un marché public.

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