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Affaires d’enrichissement illicite et blanchiment d’argent: Inculpé, Hama Amadou mis en liberté provisoire...

  • Par biacorp
  • Le Dim 25 Avr 2010
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Écrit par M. A (L’ACTUALITE DU 20 AVRIL 2010)

Environ un mois après son retour d’exil, l’ancien premier ministre Hama Amadou a été entendu par la justice nigérienne dans deux affaires. Le lundi 12 avril dernier, Hama Amadou a été écouté par le juge sur l’affaire « d’enrichissement illicite » qui, avec une autre affaire de « blanchiment d’argent », a fait l’objet de mandat d’arrêt international contre lui par le défunt régime du président déchu Tandja Mamadou. Hama Amadou a demandé, de son propre gré, qu’il soit entendu sur l’accusation dont il fait l’objet afin que le traitement du dossier suive son cours normal, a expliqué un de ses avocats Me Marc Lebihan. En lieu et place de la levée du mandat d’arrêt, le doyen des juges d’instruction a inculpé l’ancien locataire de la primature, mais l’a laissé en liberté provisoire. Appréciant l’avènement de l’armée au pouvoir dans notre pays depuis Paris, Hama a déclaré ne rien craindre dans les affaires par rapport auxquelles il est accusé, si les choses vont se passer de façon normale. Des investigations menées par le pouvoir de la 6ème République au Niger, au Mali et au Togo révèlent d’importante richesse qui appartenait à Hama Amadou, couverte par des prêtes-noms parmi lesquels des richissimes hommes d’affaires comme Zakaï et Mereda, tous écoutés par la justice au début de l’affaire en 2009.

Mieux, les mêmes investigations démontrent que Hama Amadou détiendrait plusieurs actions au niveau de l’Ecobank de Togo. Une autre affaire sur laquelle l’enfant de Youri a été entendu par la justice porte sur le ‘’blanchiment d’argent’’ dont l’ancien régime l’a accusé, de connivence avec le Nigeria où ils recevraient d’importants virements bancaires de la part d’une institution de Niger delta, un des plus importants réservoirs de pétrole de ce pays. Le même soupçon sera également porté sur les autres leaders de la Coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR), opposition à la 6ème République balayée par la junte militaire, après seulement 57 jours d’existence. Mis à part l’ancien président de l’Assemblée nationale Mahamane Ousmane, des mandats d’arrêts internationaux seront lancés contre Hama Amadou et Mahamadou Issoufou. L’ancien premier ministre choisira l’exil tandis que le président du PNDS-Tarayya, par ailleurs chef de file de l’opposition, bravait le sien et rentrait au pays pour se mettre à la disposition de la justice.

 
Jusque là, rien n’y fut fait. A la veille du dialogue inter-nigérien, la suspension de ces différents mandats d’arrêt sera posée comme préalable au déroulement et à la bonne conduite des travaux y relatifs. Ce qui fut fait, sans que l’affaire dont on accuse Hama Amadou ne soit classée. Transmise à la justice par l’ancien gouvernement, l’affaire a ressuscité. Les dossiers de Hama Amadou ont été dépoussiérés. Le dossier de ‘’blanchiment d’argent’’ concerne également Mahamane Ousmane, qui, juste un jour après son retour d’exil du Nigeria, a pris son bâton de pèlerin pour Bangkok. Ce qui est sûr, Hama Amadou a derrière lui quatre procédures à propos des affaires qui ne sont pas encore classées. Le dossier de l’affaire du véhicule incendié l’opposant à un des militants du MNSD est encore en souffrance à la Cour d’appel de Niamey. A propos de l’affaire de détournement des fonds d’aide à la presse, l’ancien premier ministre n’a qu’une liberté provisoire. A ces deux affaires, s’ajoutent les affaires « d’enrichissement illicite » et de « blanchiment d’argent » par rapport auxquelles le juge a jugé utile de voir un peu plus clair.

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