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INSPECTIONS D’ETAT EN PERSPECTIVE À LA PRIMATURE ÇA RISQUE DE BARDER POUR LES TROIS (3) ANCIENS PRIMOS!

  • Par biacorp
  • Le Lun 06 Sept 2010
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Écrit par Arouna Yacouba. (Le FLIC N° 200 du Lundi 30 Août 2010)

Dans la foulée des inspections d’Etat diligentées pour voir clair dans la gestion passée des finances publiques, il est question d’un regard minutieux sur la conduite des affaires à la Primature, entre l’année 2000 et l’année 2010. Trois (3) Premiers ministres, on se rappelle, se sont succédés à ce haut ministère pendant ce laps de temps. Il s’agit, dans l’ordre, de Hama Amadou (7 ans), Seini Oumarou (1 an et demi) et Ali Badjo Gamatié (moins de 6 mois). Les uns comme les autres, ils ont géré leur entité de manière cavalière, informelle et dispendieuse. Ainsi, on relève de graves distorsions au niveau de certaines dépenses. En ce qui concerne l’achat de véhicules Mercedes S 350 et S 500 par exemple : ce sont des véhicules de seconde main (occasion) que l’on a fait racheter par l’Etat au prix de véhicules neufs. De même, sur les fonds d’équipement de la Primature, un exercice adroit de surfacturation a été opéré sur la plupart des articles commandés ; articles d’ailleurs dont certains (tels que les salons, les groupes électrogènes, les tapis etc.) ont pris la direction de maisons privées au lieu de résidences de l’Etat ! Imaginez un tableau mural (rarement livré) facturé à 300.000 F CFA là où il ne coûte en réalité que 100.000 francs, une assiette de faïence à 35.000 francs alors qu’on sait que l’assiette ne coûte pas plus de 6000 francs, un tapis à 1.200.000 francs au lieu de 1.150.000 francs, une bouteille d’eau minérale locale à 1.500 francs au lieu de 500 francs.

Par ailleurs, certains véhicules officiels ont disparu comme par enchantement du parc de la Primature pour se retrouver dans des parcs privés. A ce jour, on parle d’une Peugeot 607 dont nul ne sait ce qu’elle est devenue.

 
Ce sont là des exemples, un peu grossis sans doute, mais qui illustrent si besoin est à quel point ces Primos qui se faisaient payer des frais de mission exhorbitants au Niger et ailleurs, se sont livrés à une véritable gabegie dans ce ministère. Et nous ne parlons pas de la Cellule Crise Alimentaire à travers laquelle le coordonnateur Bakary Saïdou s’est complu dans un véritable tour de passe-passe chiffré. Du «wassosso» comme on dit. Vivement que l’inspection d’Etat fasse la lumière sur tout ça !

 

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