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L'aide tarde à venir au secours des Nigériens frappés par la famine

  • Par biacorp
  • Le Mer 14 Avr 2010
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Écrit par RFI

Au Niger, plus de la moitié de la population se trouve actuellement en insécurité alimentaire. Dans plusieurs régions, les populations les plus fragiles quittent les campagnes pour rejoindre les villes afin de chercher de quoi manger. Après l'appel des autorités de transition, qui osent parler de famine, la communauté internationale s'est mobilisée. Mais sur le terrain, les Nigériens les plus touchés trouvent que l'aide tarde à venir.

Des céréales à prix modérés, des aides pour l'achat de fourrage pour le bétail. Depuis plusieurs semaines aux quatre coins du pays, pouvoirs publics, ONG et programmes des Nations unies tentent par tous les moyens d'apporter des solutions d'urgence à une crise qui touche plus de la moitié de la population.

Sur les marchés, les produits alimentaires sont bien présents. Le mil, le sorgho, le riz ont été importés des pays voisins, mais ils se vendent à des prix bien trop élevés pour des familles qui attendent avec impatience, les distributions gratuites de céréales et de semences. Des distributions qui ne commenceront pas avant la mi-mai.

Minkaïla Hamidou, le coordinateur de la cellule crise alimentaire au cabinet du Premier ministre explique les raisons de ce choix : « Nous avons choisi le mois de mai, parce que c’est une période qui correspond non seulement à la distribution des semences, puisque les paysans ont également besoin de semences, et un volet nutrition, c'est-à-dire qu’il faut donner à manger aux enfants des familles malnutries. Donc, nous allons le faire au mois de mai et déjà, nous avons élaboré un plan de distribution à ces populations vulnérables ».

Selon le programme humanitaire des Nations unies, 6 millions de dollars ont été débloqués en février 2010. Ils vont permettre très vite de fournir des vivres, des suppléments nutritionnels pour les enfants et des aliments pour le bétail.

Toutefois, les céréales distribuées ne sont pas forcément adaptées à la situation.
Plusieurs ONG dénoncent ces distributions de blé ou soja américain qui se font au détriment de céréales disponibles dans la sous-région.

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