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Mahamane Ousmane, Hama Amadou, Mahamadou Issoufou Que nous réserve l’avenir par rapport à leur devenir?

  • Par biacorp
  • Le Mar 10 Août 2010
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Écrit par FLIC MAGAZINE N° 00 - du 10 AOUT 2010

   Voilà trois (3) personnages clés de la politique nigérienne qui, pour avoir réussi plus ou moins adroitement leur parcours, sont encore aujourd’hui dans le collimateur des électeurs et du peuple nigérien en général. Le premier s’appelle Mahamane Ousmane (ancien président de la République du Niger, ancien président de l’Assemblée nationale et président inamovible de la CDS-Rahama qui l’a révélé au public). On le surnomme ‘’Nafarko’’ pour les besoins de la cause. Le second lui, n’en est pas moins un ténor de la scène politique nigérienne. Il s’appelle Hama Amadou. Pour avoir été Premier ministre de son pays pendant très longtemps, ‘’l’Enfant terrible de Youri’’ comme on le surnomme, en a vu d’autres. Après en être réduit à quitter le MNSD qu’il a aidé à se relever de ses cendres lors de la Conférence Nationale Souveraine de 1991, il a créé son propre parti : le Moden-FA/ Lumana. Le troisième ‘’larron’’ lui, se prénomme Mahamadou Issoufou. Il est leader du PNDSTarayya et a la particularité de faire du 100 % dans son fief d’Illéla (Tahoua) à l’occasion de n’importe quelle consultation électorale. On le surnomme ‘’Zaki’’, il a été Premier ministre et président de l’Assemblée Nationale de son pays, même si par ailleurs c’est pour de brefs délais. Aujourd’hui que le Général de corps d’armée Djibo Salou a fait ‘’rentrer le Niger dans l’ordre des choses’’, tout ce beau monde (dont seul Zaki en vérité a combattu le ‘’Tazartché’’ de Tandja dans toute sa plénitude) semble respirer. Relancés pour un futur politique prometteur, ils croient en leurs bonnes étoiles.

Leurs partis respectifs semblant être les plus forts sur l’échiquier politique nigérien (avec peut-être le MNSD de Seini Oumarou), ils pensent déjà, béatement, qu’ils seront aux affaires après la transition militaire. Pour ce faire, ils ont signé un pacte d’alliance entre quinze (15), le tout étant de renverser la vapeur au moment opportun. Mais disons-le franchement : ces formations éparses qu’aucun idéal ne réunit, sans programme de développement commun pour la société sinon que leur soif du pouvoir partagé (donc leurs intérêts égoïstes) sauront-ils répondre aux aspirations du peuple ?

 
Et puis, qui nous dit qu’ils n’arrêteront pas leur idylle en relativement bon chemin ? Entre partis ‘’grands’’ et ceux réellement insignifiants qui ne rêvent que de s’accrocher ; surtout, entre partis ‘’affirmés’’ spécialistes de crocs-en-jambes, le terrain est grand en ce qui concerne les coups fourrés à venir. Encore que la junte militaire au pouvoir garde un oeil vigilant par la suite des événements. On ne risque pas sa vie à perpétrer un coup d’Etat pour permettre à des opportunistes de tous bords de revenir sévir. C’est le Niger avant tout...

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