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Séminaire de sensibilisation sur les exigences d’un programme électronucléaire au Niger L'énergie, un levier de la croissance économique

  • Par biacorp
  • Le Ven 18 Mars 2011
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Ecrit par Biacorp

 

    La ministre des Mines et de l’Energie, Mme Djibo Salamatou Gourouza Magagi, a présidé, hier matin au Palais des Congrès de Niamey, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de sensibilisation sur les exigences d’un programme électronucléaire au Niger. Ce séminaire traitera pendant deux jours, entre autres, des risques et les avantages de l'énergie électrique d'origine nucléaire, des infrastructures nationales nécessaires à l'introduction de l'électricité nucléaire, et de l'énergie nucléaire et de la non prolifération. L’ambassadeur de la République Populaire de Chine et le représentant de l’ambassadeur du royaume du Maroc ont assisté à cette cérémonie.

En procédant à l’ouverture des travaux de cet atelier, la ministre des Mines et de l’Energie, a exprimé sa profonde gratitude à l'endroit de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique dont l'appui technique a été décisif pour la tenue de cette rencontre. 

Mme Djibo Salamatou Gourouza Magagi devrait par la suite attirer l'attention des participants sur le fait que le présent atelier se tient à un moment où le choix du nucléaire est au centre des débats consécutivement au tremblement de terre et au tsunami qui ont frappé le Japon. «Cette situation conjoncturelle relance le débat sur la sécurité nucléaire, mais elle ne doit pas obstruer notre discernement dans le choix d'un bouquet énergétique, dont le nucléaire pourrait faire partie. Aujourd'hui plus que jamais, la disponibilité de l'énergie en quantité suffisante et à moindre coût apparaît comme l'une des conditions primordiales pour le développement durable et le bien être social de toute nation», a indiqué la ministre.

Evoquant la situation énergétique du Niger, elle a souligné qu'elle reflète rigoureusement son faible niveau de développement et peut être qualifiée de pauvreté énergétique. Selon la ministre, cette situation se caractérise par les indicateurs les plus bas au monde. « Le taux d'accès des ménages nigériens à l'électricité est d'environ 8% alors que la moyenne mondiale se situe à près de 60% ; le taux d'accès à l'électricité en milieu rural est moins de 1% alors que la moyenne pour l'Afrique Subsaharienne est d'environ 8% et la moyenne mondiale est de 44% ; la consommation de l'électricité ne représente guère plus de 2% du bilan énergétique global qui est marqué par une forte consommation d'énergie d'origine ligneuse», a dit Mme Djibo Salamatou Gourouza Magagi.

Face à cette situation, devait ajouter la ministre, notre pays a fait de l'accès aux services énergétiques modernes en général et à l'électricité en milieu rural en particulier une des composantes majeures de sa politique énergétique. «Cette politique qui se traduit par la reconnaissance de l'énergie comme un des leviers essentiels pour accélérer la croissance et réduire la pauvreté a été transcrite dans le document de stratégie de développement accéléré et de réduction de la pauvreté du Niger.

Conséquemment, les options et les stratégies de développement énergétiques que met en place mon département ministériel tiennent compte de la forte dotation de notre pays en ressources énergétiques. C'est ainsi que notre pays a informé l'AIEA de son intention de lancer un programme électronucléaire dont la présente rencontre constitue le point de départ », a ajouté la ministre. Elle devait convier les experts présents à un exercice d'évaluation d'une position éventuelle de l'énergie nucléaire dans un bouquet énergétique dans notre pays.

« Il me paraît essentiel, alors que de nombreux pays souhaitent pouvoir disposer d'une production d'énergie électrique d'origine nucléaire, que nous puissions échanger nos idées et nos préoccupations sur cette source et disposer à la sortie d'indications plus précises sur les cadres conceptuels et de mise en oeuvre indispensables, notamment du rôle de l'Etat et des organisations internationales », a conclu Mme Djibo Salamatou Gourouza Magagi. Auparavant, le représentant de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), a remercié les autorités nigériennes pour avoir convié son institution à cette réflexion.

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